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Evelyne Chétrite, sa vie hors mode

Mis en ligne par le 18 août, 2009 dans la rubrique Actualités, Communauté, Rencontre. Vous pouvez suivre les reponses par RSS 2.0. Vous pouvez laisser une reponse.

Evelyne Chétrite

L’enseigne Sandro est aujourd’hui une référence dans le prêt-à-porter féminin français. À sa Tête, Evelyne Chétrite, qui en est aussi la talentueuse directrice artistique.


Tribune Juive : Vous êtes à la fois une femme d’affaires accomplie et la mère de quatre enfants, âgés de 9 à 26 ans. Comment faites-vous ?

Evelyne Chétrite : S’il existait une recette magique, je l’aurais appliquée ! Avec l’expérience, je me rends compte que j’ai donné beaucoup de temps à mon métier, et, forcément, ma vie familiale en a souffert, notamment l’éducation de mes deux premiers enfants. Je regrette de ne pas avoir assez serré mes deux fils aînés dans mes bras, ou de ne pas être allée les chercher plus souvent à l’école. Mais ils me déculpabilisent complètement. Avec les deux derniers, c’est différent. J’ai compris que l’important était la qualité du temps passé avec ses enfants, et non la quantité.

TJ : Entre travail et vie de famille, vous reste-t-il du temps pour vous ?

E. C. : Pas beaucoup ! Mais je ne me sens pas lésée. Les deux sont essentiels. Et dans mon travail, je m’amuse. C’est ma passion.

TJ : Comment vous relaxez-vous en fin de journée ?

E. C. : J’apprécie les massages. Travailler intensément est un cumul de tensions qui se répercutent sur les muscles et les points nerveux. Me faire masser est aussi un moment où je cultive mon jardin secret.

TJ : Vous permettez-vous des week-ends hors de Paris ?

E. C. : Quand j’en ai l’occasion. Je suis de nature très curieuse, je photographie tout ce que je vois, sans appareil. Ma caméra, ce sont mes yeux. J’ai beaucoup d’admiration pour l’Italie, pour le goût de l’esthétisme extrêmement prononcé des Italiens, leur architecture magnifique, et leur cuisine.

TJ : À 46 ans, vous êtes une très belle femme, nous aimerions connaître vos petits secrets…

E. C. : La nature a été gentille avec moi, je remercie Dieu pour cela. Je suis mince naturellement. Je ne suis pas une folle de gym, mais je m’oblige à en faire parce que je trouve que cela simule le cerveau. C’est important pour mon hygiène de vie.

TJ : Êtes-vous croyante ?

E. C. : Je considère que 100 % de mon âme et de mon esprit sont tournés vers Dieu. Je pense que je dois tout à Hachem. Je cite toujours ce psaume du roi David à toute personne qui passe un examen ou une épreuve quelconque : « Prépare ton cheval et ton armure pour le combat, mais à Dieu seul appartient la victoire. » Cela veut dire qu’il faut se mettre au boulot, le mieux qu’on peut. Ensuite, c’est Lui qui choisit.

TJ : Consacrez-vous du temps à la pratique du judaïsme ?

E. C. : Je ne pratique sûrement pas assez. Certes, j’ai vu faire mes grands-parents et parents, mais je suis tournée vers la Torah par conviction profonde. En plus du respect de la casherout, je tiens particulièrement au shabbat. Aujourd’hui, je ne changerai pour rien au monde cette journée. C’est le plus beau cadeau de Hachem. Toutes les semaines, je coupe le moteur. Je me sens complètement libre. Reposer mon mental ce jour saint me donne des forces pour toute la vie.

Sandro, en quelques dates

1984 avec son mari, Evelyne Chétrite se lance dans la création de robes, qu’elle vend à des multimarques. 2004 Sandro, voit le jour avec une première boutique rue Vieille-du-Temple, dans le Marais.

2007 La griffe se développe. avec l’arrivée de Frédéric Biousse et Elie Kouby à la tête de la société (anciens du Comptoir des Cotonniers), la marque ouvre, en un an, une centaine de magasins en France et à l’étranger. Ce succès s’accompagne de la prise de participation de Sandro dans la marque de prêt-à-porter bobo chic antik Batik. 2008 Sandro continue de se diversifier.La griffe s’attaque à l’univers de la mode masculine, vec une première collection de Sandro homme, conduite par le fils d’Evelyne, Ilan Chétrite.

18 août 2009

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