L’allure est altière et le rire éclate au coin de chaque phrase. Quand il parle de lui, David Serero ne joue pas les divas. Simple et direct, il décrit son parcours. « J’ai grandi à Chelles dans la banlieue parisienne au sein d’une famille unie. » Très tôt, le jeune David est attiré par la musique et est encouragé par son professeur de musique du collège Weczerka qui suscite sa vocation et lui offre sa première chance. Il découvre le piano et sait alors qu’il fera de la musique son métier, forgé par un apprentissage d’exception à l’American School of Modern Music, et pendant deux ans la Bill Evans Piano Academy. Tout en fréquentant ces deux grandes écoles à Paris, David Serero découvre l’apprentissage du chant avec un professeur privé qui lui enseigne la rigueur de l’étude. Bien décidé à conquérir le monde, il part à 19 ans à l’assaut des États-Unis. Après avoir étudié à Broadway, il découvre l’opéra, « un langage international qui ouvre toutes les frontières ». Pendant trois ans, il étudie avec les professeurs du Metropolitan Opera de New York. Puis le Conservatoire Rimsky Korsakov à Saint-Pétersbourg, lui ouvre ses portes. À 23 ans il fait ses débuts dans le rôle de Scarpia (Tosca) puis Germont (Traviata). Invité par le célèbre Théâtre Mariinsky, il y reste un an. Conscient de l’importance du judaïsme dans sa vie, David Serero y puise une façon d’exprimer ses sentiments les plus puissants, un art de vivre, une source d’inspiration. Se déclarant « artiste du peuple », il participe et organise divers concerts et galas dans le monde entier dans le but de récolter des fonds pour des organisations humanitaires.
Des airs d’opéra pour le jeune otage
Fou d’Israël, « un bateau au milieu du désert, un véritable miracle » , il veut mettre sa voix et son talent au service du pays et de son peuple. Initiateur du concert donné au Centre Rachi pour Guilad Shalit, le baryton a réussi à sensibiliser le public à cette cause grâce à l’opéra. Ce soir-là , devant une salle comble, il chante des airs tirés ’Andréa Chenier, Carmen et Figaro. « Je suis pour le dévoilement, il faut multiplier ce genre ’initiative pour faire bouger les choses, ne rien faire, c’est oublier Guilad Shalit, affirme sans détour le baryton. J’ai rêvé que les notes de mon concert résonnaient jusqu’au lieu de détention de Guilad. Et que ses geôliers entendraient le langage universel de la musique. ».
Artiste complet, David Serero affectionne d’autres répertoires tels que les standards de jazz, les comédies musicales de Broadway et les musiques du monde. En 2007, il enregistre et produit son premier disque, My Way Singing Sinatra consacré à Frank Sinatra, distribué aux États-Unis. Le chant d’opéra ne permet aucune concession et chaque jour est un nouvel apprentissage. La voix large et puissante de David Serero, son phrasé maîtrisé, conjugués à son intense jeu de scène, font de cet artiste âgé de 27 ans, courtisé dans le monde entier, un exemple d’une nouvelle génération de chanteurs d’opéra, pour le plus grand bonheur des mélomanes.
Conscient de l’importance du judaïsme dans sa vie, il y puise une source d’inspiration.
David Serero est un formidable artiste. Un tres grand chanteur, avec une tres belle voix de baryton et d’une grande generosité. C’est un bonheur de le voir sur scene.