Rosh Hashana :
Le nouvel an juif démarre le 19 septembre. L’occasion de revenir sur l’une des fêtes les plus importantes de la communauté.
Dossier réalisé par Alexandra da rocha
Les fêtes de la nouvelle année

enfant mettant du miel dans un pot
Qu’ils soient orthodoxes ou laïcs, fervents pratiquants ou dilettantes, les Juifs entrent le 19 septembre dans une période de fêtes qui démarre par la nouvelle année, Rosh Hashana, se poursuit par Yom Kippour, jour du Grand Pardon et se prolonge par Souccot, la fête des cabanes.

Pour tous les Juifs, le 19 septembre marque le début de la période des fêtes. Le 28 septembre, la quasi-totalité de la communauté internationale observera les rituels du Yom Kippour.
Les traditions familiales et religieuses de chacun confèrent une place plus ou moins importante à ces temps forts du calendrier juif. Les rites peuvent varier sensiblement d’une communauté à l’autre. Il n’empêche qu’un jour dans l’année au moins rassemble l’ensemble de la communauté, il s’agit de Yom Kippour. Le jeûne de vingt-cinq heures ce jour-là est de rigueur y compris pour une majorité de Juifs laïcs. Beaucoup assistent même à au moins un office à la synagogue alors qu’ils n’observent aucun shabbat dans l’année et ne suivent pas la casheroute. Cette affluence est telle en France qu’il est désormais courant d’acheter sa place à la synagogue afin de s’assurer de pouvoir assister à l’office. Une expression désigne ces Juifs laïcs attachés à la tradition du jour du Grand Pardon : les Juifs de Kippour.
Selon un sondage réalisé en 2008 par le journal Yet et l’association Guesher, 63 % des Juifs d’Israël déclarent respecter le jeûne. Parmi les Juifs religieux et traditionnels, 93 % avaient l’intention de jeûner alors que parmi les Juifs laïcs, ils étaient 56 % à se déclarer prêts à respecter le commandement. A noter que parmi les 18-20 ans, 89 % déclaraient jeûner contre 52 % pour les plus de 51 ans. Reste qu’en Israël, ne pas respecter publiquement le jeûne est tabou : il ne viendrait à l’idée de personne, ou presque, de boire ou de manger ouvertement alors que Kippour est un jour de jeûne. Comme les règles du shabbat s’appliquent à Kippour, il est aussi incongru en Israël d’utiliser ce jour-là un véhicule motorisé, à tel point que Yom Kippour a pour surnom la fête des bicyclettes : les enfants circulent à deux-roues, librement, sans crainte des accidents. Les programmes télévisés sont suspendus et les aéroports fermés.

Même les Juifs les moins pratiquants assisteront au moins à un office à la synagogue le jour de Yom Kippour.
Le calendrier :
Rosh Hashana 5770 :
du 18 septembre au soir au 20 septembre
Jeûne de Guédalia : 21 septembre
Yom Kippour : 27-28 septembre
Souccot : du 2 octobre au soir
au 10 octobre en Israël ;
jusqu’au 11 octobre en diaspora
Que l’année soit douce
Célébrée cette année, le 1er et le 2 Tichri 5770 selon le calendrier lunaire, soit les 19 et 20 septembre selon le calendrier grégorien, Rosh Hashana, littéralement « tête de l’année » est une des fêtes les plus importantes de la communauté juive. Bien que dans la Torah, l’année commence en Nissan (mois de Pessah), la tradition a établi Rosh Hashana comme le premier jour de l’année. Selon une tradition rabbinique, Rosh Hashana serait aussi le premier jour d’une création divine, soit celle du monde, soit celle de l’homme. Elle est la seule fête qui se déroule sur deux jours, considérés pourtant comme un seul. Si la célébration du premier jour trouve sa source dans la lecture littérale du commandement biblique, celle du second jour serait assez tardive. En tout cas, cette fête marque l’entrée dans une nouvelle année, mais aussi dans une période de pénitence d’une durée de dix jours, qui se solde par une autre fête majeure : Yom Kippour.
Cette notion de pénitence est symbolisée par la couleur blanche qui s’applique aussi bien à la nappe du lutrin sur lequel on lit la Torah, qu’aux manteaux des séfarim Torah ou encore au rideau de l’arche. Certains Juifs s’habillent même en blanc pour cette occasion. Ces dix jours qui séparent Rosh Hashana de Yom kippour sont appelés les Yamin Noraïm (jours terribles ou jours redoutables) car c’est à leur issue que D.ieu délivrera son verdict sur les mérites de chacun. Trois livres sont ainsi ouverts devant Dieu, selon le Talmud de Babylone : celui des bons, celui des méchants et celui des entre-deux. Tous seront jugés à Rosh Hashana et le verdict tombera à Kippour.
Malgré l’enjeu, Rosh Hashana reste un jour de joie. A noter que les Yamin Noraïm ont des significations proches mais présentent des durées plus ou moins longues selon les traditions. Ils peuvent par exemple démarrer au début du mois de Eoul, au cours duquel sont récités des Selihot (prières de repentir), et durer ainsi 40 jours.

Aliment de référence à Rosh Hashana, le miel est particulièrement bien exposé sur tous les marchés.
Rosh Hashana est aussi désignée par des expressions qui témoignent de la richesse de sa signification : Chabaton (jour de repos solennel) ; Zi’Hron Terouha (jour de la remémoration proclamée par le Shofar) ; Yom HaDin (jour du jugement) ; et enfin Yom Terou’a (jour de la sonnerie du Shofar). Le Shofar est sonné les deux jours consécutifs (sauf si le premier jour tombe un shabbat), il invite chaque fidèle à se recueillir et à se repentir.

Ces jeunes femmes israéliennes, lors de leur service militaire, célèbrent la nouvelle année, au sein même de leur caserne, en dégustant les traditionelles pommes trempées dans le miel.
Rosh Hashana est donc un temps consacré à l’introspection et à la préparation de l’avenir. Trois notions structurent cette période : la Téchouva, la Téfila et la Tsédaka. La Téchouva, qui implique l’idée de retour, permet de revenir sur son origine, sur son rapport à D.ieu et aux autres. La Téfila est un mouvement de conscience qui doit permettre un vrai dialogue avec le Créateur sans pour autant lui adresser des demandes. La Tsédaka est un acte de justice qui doit être accompli avec humilité et non avec condescendance.
Le miel pour une année douce
Le premier soir de Rosh Hashana se caractérise par un repas festif et le reste du temps par des prières à la synagogue tant en Israël que dans la diaspora. Le seder est naturellement plus ou moins copieux selon les traditions et les familles.
Reste que la principale tradition consiste à bénir une pomme trempée dans du miel, aliment de référence à Rosh Hashana, qui vient accompagner le souhait d’une année douce et bonne. Cette « bonne année » souhaitée aux autres a un sens plus profond que celle énoncée dans le monde profane. Proférée sincèrement envers une personne avec qui l’on est en froid, cette parole a valeur de Tsédaka.
Après le Kiddouch, se déroule la prière des halots qui peuvent être pour l’occasion en forme de couronne afin de rappeler la royauté de D.ieu. Certains Juifs, séfarades notamment, mangent également des dattes soit « tamra ou tam », ce qui signifie en araméen terminer : une manière d’espérer la fin de l’influence des ennemis. Le poisson, et notamment les têtes de poisson, ou encore des grenades, qui comptent 613 graines comme le nombre de mitzvot, font également partie du menu et des traditions.

Le premier soir de Rosh Hashana se caractérise par un repas festif, plus ou moins copieux selon les familles. Mais un rite incontournable consiste en la bénédiction d’une pomme trempée dans du miel ...

... A l’approche de cette fête, les pommes se vendent au rythme de 3000 tonnes par semaine en Israël.
Le premier jour de Rosh Hashana est consacré à Tashlikh. Il s’agit d’un rituel célébré l’après-midi et qui consiste à se rendre au bord de l’eau (fleuve, rivière, de préférence), pour y prononcer une prière demandant de renvoyer tous les péchés au fond de la mer. Il est de coutume de retourner ses poches et tous les coins de ses vêtements afin d’en faire partir symboliquement les fautes. A défaut de cours d’eau à proximité, il est possible de pratiquer cette cérémonie près d’un robinet ouvert.
Enfin, Rosh Hashana se tient 162 jours après Pessah, son échéance dans le calendrier grégorien est variable ; toujours est-il que cette fête ne peut jamais tomber avant le 5 septembre ni après le 5 octobre. 
Yom kippour, le jour du grand pardon
Le pardon dont il est question à Kippour est celui que requièrent les hommes à l’égard de Dieu.

Le jeûne de vingt-cinq heures observé à Yom Kippour débute au coucher du soleil et se termine le lendemain, une fois la nuit tombée.
Yom Kippour ou jour du Grand Pardon tombe le 10 Tichri ; ce qui correspond cette année au 28 septembre du calendrier grégorien. « Le dixième jour du septième mois, ce sera pour vous une sainte convocation, et vous mortifierez vos âmes. » (Lévitique 23:27). Cette fête, inscrite dans la Torah, est l’une des plus importantes et des plus solennelles de la religion juive. Elle clôt les Yamin Noraïm (les jours de pénitence) ouvert dix jours plus tôt par Rosh Hashana. Même si Kippour tombe un jour de shabbat, le jeûne de vingt-cinq heures doit être observé. Il s’applique à tous, sauf aux femmes qui viennent d’accoucher depuis moins de trois jours, aux malades pour qui le jeûne serait un danger, aux filles de moins de 12 ans et aux garçons de moins de 13 ans. Il débute la veille au coucher du soleil après un repas traditionnellement copieux et se termine le lendemain, une fois la nuit tombée. Outre qu’il est interdit de boire et de manger, il est également interdit de se laver, de se frictionner le corps, d’avoir des relations intimes et de porter des chaussures avec des semelles de cuir. Certaines règles du shabbat comme ne pas travailler ou ne pas allumer de feu doivent également être respectées, c’est la raison pour laquelle Kippour est aussi appelé shabbat des shabbats : « Ce sera pour vous un shabbat shabbaton, et vous affligerez vos âmes. C’est une loi perpétuelle. » (Lévitique16:31).
Expier ses fautes
Ce jour de Grand Pardon permet à l’homme d’expier les fautes commises à l’encontre de Dieu, mais non pas à l’encontre de son prochain comme beaucoup le croient. Dans Mishna Yoma 8:9, il est clairement dit que « Yom Hakippourim absout des péchés envers Dieu, mais pas des péchés envers son prochain à moins que le pardon de l’offensé soit obtenu ». Pour obtenir le pardon des hommes, en cas d’offense, il convient de faire sa demande personnellement et individuellement avant le début de Kippour. Si la personne offensée refuse, il faut réitérer sa demande deux fois. A noter que l’offense faite à autrui est considérée comme plus grave que celle faite à Dieu. Les âmes des défunts font partie des êtres auxquels on peut accorder son pardon.
D’une manière générale, il s’agit pendant cette période de reconnaître ses propres transgressions, de faire preuve de repentir et enfin d’expier ses pêchés afin

Un jour dans l’année rassemble l’ensemble de la communauté : Yom Kippour. Cette fête est ponctuée par cinq offices à la synagogue.
d’obtenir devant Dieu son pardon. Ce pardon n’est pas accordé systématiquement comme il est précisé dans le traité Yoma : « Quiconque dit je fauterai et Kippour me pardonnera ; le jour de Kippour ne pardonnera pas. » D’après le Talmud, Dieu ouvre trois livres le 1er Tichri, l’un pour les bons, l’autre pour les méchants et le troisième pour les cas intermédiaires dont le jugement est suspendu jusqu’à Yom Kippour.
Cinq offices
« Tout dépend si les mérites de l’homme dépassent les démérites portés sur son compte », souligne Maïmonide. Les bons se voient directement inscrits dans le Livre de la Vie. Cette fête religieuse est ponctuée par cinq offices à la synagogue. Le premier office de Kippour s’appelle Kol Nidré (tous les vœux), et se tient la veille de Kippour juste avant le coucher du soleil. Kol Nidré est considéré comme un préambule aux prières proprement dites. Il permet d’annuler tous les vœux, serments et autres promesses faits durant l’année. « Tous les vœux que nous pourrions faire depuis ce jour de Kippour jusqu’à celui de l’année prochaine (qu’il nous soit propice), toute interdiction ou sentence d’anathème que nous prononcerions contre nous-mêmes, toute privation ou renonciation que, par simple parole, par vœu ou par serment, nous pourrions nous imposer, nous les rétractons d’avance ; qu’ils soient tous déclarés non valides, annulés, dissous, nuls et non avenus ; qu’ils n’aient ni force ni valeur ; que nos vœux ne soient pas regardés comme vœux, ni nos serments comme serments. » L’annulation des vœux ne concerne pas ceux qui impliquent les autres, elle se joue entre soi et soi et entre soi et Dieu. A cette occasion, les fidèles portent le Talit pendant toute la durée de l’office. C’est la seule fête où cette coutume est pratiquée.
Des poésies lyriques
L’office du matin est structuré autour des Sélikhot (de selicha qui signifie pardon), ensemble de prières qui sont autant de poésies lyriques appelées pioutim, ainsi qu’autour de la lecture de la Torah. Elle présente le rituel du Grand Pardon dans le temple, rituel qui passait par bon nombre de sacrifices, d’offrandes et de rites de purification. Du sacerdoce du Grand Prêtre (Kohen Gadol) dépendait l’expiation des Juifs du monde entier. « Il obtiendra le pardon, pour lui, sa famille et toute la communauté d’Israël. » (Lévitique 16:17).

femmes marchant dans les rues sans véhicules
Le Moussaf, autre office célébré à Kippour, rend compte du service du Grand Prêtre dans le temple le jour de Kippour. La preuve que le pardon avait été accordé était offerte au regard de tous : le tissu suspendu au-dessus de l’entrée du temple devenait blanc au moment où le bouc-émissaire était précipité du haut de la colline. Moussaf passe également par la cérémonie du Vidoui, c’est-à -dire de la « confession » communautaire et personnelle.
L’office de l’après-midi, Minkha, se déroule autour de la lecture d’un passage du Lévitique (18) consacré aux mariages interdits et aux pratiques sexuelles bannies. Cette lecture est suivie de celle d’une Haftara, soit, ici, le livre de Jonas. Qui relate le repentir des habitants de Ninive.

Comme les règles du shabbat s’appliquent à Kippour, les véhicules motorisés ne sont pas utilisés ce jour-là en Israël. Chacun peut investir rues et autoroutes, à pied, en vélo, rollers... De nombreux Juifs s’habillent en blanc pour cette occasion.
La célébration de Kippour se termine par Neïla, l’office de clôture. C’est à ce moment que les portes de la repentance et de la miséricorde se ferment et que le jugement de Dieu est scellé pour chacun. Le service liturgique se termine par la sonnerie du Shofar, qui marque la fin de cette journée de recueillement et de jeûne. 
Souccot, fête joyeuse
Souccot est l’une des fêtes les plus importantes mentionnées dans la Torah, dont l’étude perpétuelle est vécue comme une réjouissance à Simhat Torah.

« Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l’arbre de hadar, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière. » (Lev. 23:40).
Souccot, encore appelée fête des cabanes, est une des fêtes les plus joyeuses du calendrier juif. Fixée au 15 Tichrit, soit six mois jour pour jour après Pessah, elle démarre cette année selon le calendrier grégorien le 3 octobre et s’achève le 11 octobre. Elle dure sept jours en Israël et huit en diaspora, auxquels s’ajoutent Shemini Atseret et Simhat Torah.
Célébrer Souccot, c’est suivre cette prescription de la Torah selon laquelle les Juifs doivent, à un certain moment dans l’année, résider, prendre leurs repas, étudier, recevoir voire dormir dans une soucca (une cabane) qu’ils auront construite eux-mêmes.
Une période de réjouissance
Ce séjour dans la soucca doit être vécu comme une période de joie et de réjouissance ; si une mauvaise météo rend les nuits dans la cabane désagréables voire périlleuses pour la santé, on peut se contenter d’y manger le pain. La construction de cette cabane, qui commence juste après Yom Kippour, se fait dans le jardin ou sur un balcon, l’essentiel étant qu’elle soit bâtie à ciel ouvert. Elle répond à des règles et des proportions très strictes. Le toit doit être construit dans un matériau organique issu du sol mais coupé du sol. Ainsi par exemple, un arbre ne peut pas servir de toit. Cette importance du toit est symbolique : il sépare l’homme des cieux. Le toit doit avoir certaines ouvertures afin de permettre aux hôtes de la soucca d’apercevoir les étoiles. A noter que d’une année sur l’autre, la cabane doit être entièrement refaite.

Les feuilles de palmier sont utilisées pour couvrir le toit de la soucca, la petite cabane dans laquelle les Juifs résident pendant la semaine de la fête de Souccot.
Ce lieu de résidence temporaire commémore les habitations de fortune dans lesquelles séjournèrent les enfants d’Israël au cours de la traversée du désert après être sortis d’Egypte. Dans le Lévitique, D.ieu dit clairement à Moïse d’instruire le peuple : « Vous demeurerez pendant sept jours sous des tentes ; tous les indigènes en Israël demeureront sous des tentes, afin que vos descendants sachent que j’ai fait habiter sous des tentes les enfants d’Israël, après les avoir fait sortir du pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. » (Lev. 23:42-43). La soucca demeure aujourd’hui encore le signe de la confiance que les hommes ont en Dieu qui les protège tandis qu’ils sont vulnérables, il est aussi le signe de leur capacité d’abandon à l’égard du confort matériel.

mère et enfant durant la fête de Souccot
Outre le fait de résider dans la soucca, la fête de Souccot passe par le loulav, le « rituel des quatre espèces » que sont le saule, la myrte, la palme de dattier et le cédrat. « Vous prendrez, le premier jour, du fruit de l’arbre de hadar, des branches de palmiers, des rameaux d’arbres touffus et des saules de rivière. » (Lev. 23:40). Il s’agit de réunir ces quatre végétaux dans une sorte de bouquet qu’on agite pendant la bénédiction du hallel (récitée chaque jour) en direction des quatre points cardinaux ainsi que vers le haut et le bas, et ce, tous les jours de Souccot (sauf shabbat) afin de se réjouir devant Dieu et de symboliser son omniprésence. Le loulav indique aussi la variété du peuple juif : le palmier porte des fruits mais n’a pas de parfum, le myrte est parfumé mais n’a pas de fruit, le saule n’a ni fruit ni parfum et le cédrat est un fruit parfumé. Chaque jour de la fête, on emporte le loulav à la synagogue pour la prière du matin.

Les enfants apprécient tout particulièrement la fête de Souccot, synonyme pour eux de vacances et d’activités ludiques. Simhat Torah commémore la fin du cycle annuel de la lecture de l’ensemble de la Torah et le début du prochain cycle de lecture.
Le premier soir de Souccot, il est de coutume de dire le kiddouch avant d’accomplir la mitsva, de demeurer dans la soucca en prononçant : « Béni sois-tu, seigneur notre Dieu, Roi de l’univers, qui nous a sanctifiés par ses commandements et nous a ordonné de demeurer dans la soucca. » Viennent ensuite les bénédictions de Shé-Héhéyanu et la bénédiction du pain (motsi). A noter que toutes les visites que rendent amis ou familles à la soucca ne sont pas le fait de la simple convivialité. En effet, c’est une tradition de recevoir sept invités spirituels de choix (Oushpizzin), chacun d’eux représentent Abraham, Isaac, Jacob, Joseph, Moïse, Aaron et David.
Souccot est immédiatement suivie par Shemini Atseret et par Simhat Torah. Shemini Atseret (rassemblement du huitème jour) dure un jour en Israël, deux jours en diaspora comme c’est le cas pour de nombreux jours fériés. Cette journée n’est pas marquée par des rites ou des symboles particuliers, elle est, par sa simple existence, la manifestation que Dieu souhaite voir ses fidèles « retenus » auprès de Lui à sa demande, toujours dans un mouvement de joie et de réjouissance.
Le matin de Shemini Atseret, l’office comporte toutefois la prière pour la pluie : il s’agit, après la fête de Souccot, qui est aussi la fête de la moisson, de demander à l’Eternel d’envoyer les pluies nécessaires à l’agriculture.
Joyeuse procession
Quant à Simhat Torah, littéralement « joie de la Torah » ou « réjouissance de la Torah », elle est célébrée le même jour (soit le huitième jour) que Shemini Atseret en Israël et le neuvième jour en diaspora. La veille au soir du jour de la Simhat Torah, on sort les rouleaux de la Torah de l’armoire sainte, et une joyeuse procession de chants et de danses les promène dans la synagogue. Le matin, à l’aube ou aux aurores, à la synagogue, on enchaîne la lecture de la fin du Deutéronome (cinquième livre de la Torah) avec celle du début de la Genèse (premier livre de la Torah). Elle célèbre donc la fin de la lecture hebdomadaire de la Torah en même temps que la reprise de cette lecture, faisant de la Torah un livre dont la lecture est éternelle. Shemini Atseret et Simhat Torah clôturent la fête de Souccot sans que ses règles ne s’appliquent. 

Enfant durant la processions de Souccot
×œ×©× ×” טובה!!! le’shana tova!
aid mabrouk