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« Rencontre avec Dany Brillant

Mis en ligne par le 26 octobre, 2009 dans la rubrique Culture, Musique. Vous pouvez suivre les reponses par RSS 2.0. Vous pouvez laisser une reponse.

DANY BRILLANT

« Je me sens profondément juif »


A chaque album, il nous transporte dans un univers musical différent. Cette fois, c’est à Puerto Rico que Dany Brillant a fait escale pour un disque gorgé de salsa, véritable remède contre la morosité ambiante. Il sera de retour sur scène à partir de janvier 2010.

Publié dans le N°52 (oct. 2009) -  Propos recueillis par  Paula HADDAD


Tribune Juive : Votre musique est souvent liée à vos voyages. Vous dites avoir fui la crise en partant à Puerto Rico. Et, là encore, vous ramenez un disque dans vos valises…

Dany Brillant : Je considère que le spectacle doit offrir de l’évasion. Or, pour transmettre ce sentiment, j’ai besoin de voyager. C’est une manière de se ressourcer et de partager de nouvelles expériences avec le public. à Puerto Rico, j’ai vu des gens qui n’ayant pas un dixième de nos acquis, mais heureux de vivre. C’est une leçon. On verra demain (Ndlr : premier extrait de l’album) est représentatif de cette culture où l’on affronte les problèmes différemment.

TJ : On connaît Dany Brillant, le chanteur romantique. Laissez-nous passer évoque le droit à la jeunesse de prendre sa place. Etiez-vous surpris d’écrire un titre revendicatif ?

DB : C’est plus philosophique que politique. L’idée m’est venue en observant la génération post-68. Les héritiers de ceux qui ont fait la révolution vont-ils pouvoir avancer ? Comment trouver son chemin même quand on a des diplômes ? Probablement que la chanson m’a aussi été inspirée par l’avenir de ma fille qui a 16 ans. Je ne sais pas dans quel monde elle évoluera.

TJ : L’album est à la fois festif et intime. Je t’aime trop pour t’épouser est un hymne à l’amour sans contrat. Le mariage vous paraît-il obsolète ?

DB : Non. Moi-même, j’ai été marié. Mais je constate autour de moi que le mariage est souvent lié à des pressions familiales, à la peur ou à la volonté de consolider une relation. Je crois aussi qu’une fois marié, on a tendance à relâcher l’attention de chaque jour envers l’autre. En fait, j’aime bien l’idée du mariage, à la fin d’une vie comme un couronnement !

TJ : Vous évoquiez votre fille Léa avec qui vous faites un duo. Vous écrivez « sache que tout ce que j’ai fait, je l’ai fait par amour ». Avez-vous le sentiment, à cause de votre métier, d’avoir été un père absent ?

DB : Peut-être. Mais je ne crois pas qu’elle en ait souffert. Quand j’étais là, j’étais vraiment présent. J’avais surtout besoin de lui dire mon amour en chanson et réciproquement.

TJ : Vous répondez toujours présent aux sollicitations de la communauté juive. Quel sens donnez-vous à cet engagement ?

DB : Je me sens profondément juif. Je suis donc solidaire lorsqu’on m’appelle pour des événements. Je n’ai jamais été dans la pratique stricte du judaïsme, mais j’ai étudié le Talmud avec Marc-Alain Ouaknin, et j’ai également lu Rabbi Nahman de Breslav. à l’avenir, sans démarche ostentatoire, mon écriture pourrait être davantage imprégnée par ces lectures.


DanyBrillant album

Dany Brillant, Puerto Rico (Warner). Le Salsa Tour à partir du 20 janvier 2010.

Au Casino de Paris du 16 au 28 mars 2010.

26 octobre 2009

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